30/12/2014

LE CHEMIN SANS HORIZON parodie "La vie par procuration" Jean-Jacques GOLDMAN

Le chemin sans horizon
Quitter ce chemin sans horizon
Pour éviter les cahots des passions
Elle vit au prix de son ambition
Mais ne supporte plus les commotions
 
Quitter ce soleil
Et se faire belle
Elle dévie la poisse
Armée d’une audace
Et vogue galère(X)
Toujours solitaire
Y-aura la lumière
En point de repère(Z)
 
Mais dans sa conquête
Essuie des tempêtes
Pourtant se noiera
Au fond de cette voie
Un être adulé
Mais dans le brouillard
La rose s’est fanée
Au grand désespoir
 
L’accent fait sa classe
Pimente sa voix
Le nombre de fans
Ne la comblera
La diva se donne
Se bute à ses choix
S’enchaîne aux fantômes
Se crève à la gloire
  
Quitter le chemin sans horizon
Pour éviter les cahots des passions
Elle vit au prix de son ambition
Mais ne supporte plus les commotions
Ses amants la laisse dans ce dédale
Elle vit sans l’autre qui se damne
Mais tristement le destin en spirale
Elle ne verra que soluté finale
Quitter le chemin sans horizon
Pour éviter les cahots des passions
 
L’emmène le chagrin
Aux fond des eaux troubles
Un vent incertain(AA)
Cambriole sa couche(AB)
Sournois et secrets
Des symptômes cachés
N’y aura secours
L’exil sans retour
 
Ses rêves dérivent
Au large stérile
Elle quitte le navire
La houle est pénible
L’esprit en naufrage
Prend l’eau le moral
Bilan de mystère
Passe la frontière
 
Quitter le chemin sans horizon
Pour éviter les cahots des passions
Elle vit dans l’esprit de confusions
Elle ouvre une porte et se prend une option
Ses amants la laisse dans ce dédale
Elle vit sans l’autre qui se damne
Mais tristement le destin en spirale
Elle ne verra qu’une solution finale
Quitter le chemin sans horizon
Pour éviter les cahots des passions
Le 22/10/07 – P/47
La vie par procuration – J. Jacques GOLDMAN

28/12/2014

SOUS UN SIGNE parodie "Il suffira d'un signe" Jean-Jacques GOLDMAN

Sous un signe 
Fleurira sous un signe, un destin
Au jardin prolifique de pépins
Mais les roses s’abîment sans les soins
Il faut que l’on cultive (au) quotidien
 
Un Bélier qui fulmine pour un rien
Cancer se contamine en commun
Les galaxies dominent les terriens
Là-haut, elles illuminent nos chemins
 
Sur carte génétique, les étoiles se déplacent
La voie est circonscrite, que veux-tu qu’on y fasse
Caprices d'une bête à cornes au caractère tenace(AS)
Et balancera, le dixième mois qui change de place(AT)
  
Ce taureau bien solide et gardien
S'adapte le dernier sage au prochain(AU)
Le Poisson se faufile, incertain
Le Scorpion, lui esquive, mais se pince
 
Les astres nous consignent sur les lignes de la main
Les Lions dorment et rugissent, c’est d’instinct
Mais verse l'eau, irrigue tes desseins(AV)
Les Vierges infertiles de malsain 
 
Les éléments indiquent notre lien(AW)
Stellaires sont les signes ou bien divins
Les galaxies s’alignent sur un point
Sitôt, elles nous désignent les chemins
 
Les Gémeaux s’équilibrent, ne font qu’un
Une douzaine d'insignes bien trop loin(AX)
Les Lions pavanent, exhibent leurs beau crins
Et le Scorpion fatigue hors terrain
 
Ne tiendra que d’un fil, le destin
Le filin est cosmique, aérien
Quelque chose détermine, c’est certain
y-a que la marche à suivre du pantin
Le 11/11/07 – P/93
 Il suffira d’un signe – Jean-Jacques GOLDMAN

ANTIDEPRESSEURS parodie "En apesanteur" Calogero

Antidépresseurs En apesanteur – (Le 29/06/07 - P/4)

N'arrive à se hisser
Plus que probant, ne portent les problèmes                  
L’esprit dans l’engrenage                                       
L’on n’a le choix de trouver le remède 
           
           
Alors.... Suis l’ordonnance                                               
Prend ce mélange
Car ne s’arrête le mal-être qui s’engrange
 
Antidépresseurs                                                                                                        
Pourvu que le monde croit au bonheur                
Antidépresseurs                                               
Pourvu qu’on voit les peurs                                    
Changer de couleur !                                            
 
De l’étrange au vicieux,
Ce facteur dévore l’intérieur            
Des tourments financiers ou des peines de cœur
Les maux découragent
Alors.... Piteuses pensées
Qui se propagent(11)
Pourvu de rien, la tête en otage(12)                      
 
Antidépresseurs
Pourvu que se morfondre ne demeure(13)          
Antidépresseurs
Pourvu que notre humeur
Soit toute en couleur !
Dans l’élan d’ardeur !
 
N’arrive à se hisser                                                 
Stupéfiants n’apportent que des problèmes
 
Antidépresseurs
Pourvu que s’effondrent les douleurs               
Antidépresseurs
Pourvu qu’on sèche pleurs
De cette noirceur !
 
Antidépresseurs
Pourvu que s’effondrent les douleurs
Antidépresseurs
Pourvu qu’le foie le veuille
Antidépresseurs ! 

22/12/2014

CONFERENCES SUR CONFERENCES parodie "Confidences pour confidences" Jean SCHULTHEIS

Conférences sur conférences 

Vous les fous de discours
Vous gérez les débats
Déroutez l’intérêt
Conférences sur conférences  
Revoir problèmes ne les résout
Analyser les faiblesses
Des constats de dégâts
Des thèmes sans dénouement
Conférences sur conférences
Vos voix se perdent dans le flou
 
Naissent des lois qui nous flouent
Ne résout
C’est le désarroi, je vous avoue
Pourtant le peuple vous écoute
Projets d’ lois qui s’ajoutent
Ne résout
On vit dans vos erreurs
Si lourdes que parfois
Végète demain chez nous
Pour le bien, bien pour vous
Employez vos atouts
A prix fous
Conférences sur conférences
Tout cet état se gère à travers nous !
 
Vous pensez, et votez, mais c’est tout
Vous parlez de combat
On aimerait des résultats
Et là, je doute
Les enjeux me paraissent louches
Dans vos lois, je déjoue
Les dessous
Les insurgés nageaient mais s’échouent
Contre vous, candidats
D’un coup, vous avez déçus
Pari de fous
Amena
Des conséquences sur conséquences
Vos voix se perdent dans les détours
 
On se fout d’ vos discours
Agissez, on verra
Je redoute l’intérêt
Conférences sur conférences
Débats qui prolifèrent d’un coût
Si vous tenez vos promesses
Il y aura résultat
La peine de dévouement
Conférences sur conférences
Fatras prolifère partout !
 Le 27/09/07 – P/14
Confidence pour confidence – Jean SCHULTHEIS

 

05/12/2014

DEVEINE parodie "La lettre" Renan LUCE

Déveine 
J’ai perdu des pépettes
Au gré d’une amourette
Accablée d’ mes erreurs
J’encaisse les malheurs
Abonnée au chagrin
Je n’ai plus de copains
Ma vie croule sous les dettes
Ce n’est pas une fête
Car moi j’ai pas de bol
Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu
J’ai choper la rougeole
Obligée d’ rester dans mon pieu !
Payapapa payapapa
Au fond d’ mon pieu
Payapapa payapapa
 
Jérémie qui me quitte
Part avec mon amie
Une gourde, un parasite
Ils sont bien réunis
Les huissiers me pourchassent
Je n’ai plus de permis
Je cotise à la poisse
Jamais, elle ne m’oublie !
Car moi, j’ai pas de bol
Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu !
Je n’ai plus de bagnole
Trois tonneaux et elle a pris feu
Payapapa payapapa
A pris feu
Payapapa payapapa
 
C’est depuis ma naissance
Que je marche sur la braise
Destinée « pas de chance »
J’ suis souvent de la baise
Je reçois tant de claques
J’suis blindée aux éclats
Pour contrer les attaques
J’essaie de n’en faire cas
Car moi j’ai pas de bol
Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu !
J’ai la grippe espagnole
Le fond des yeux bien globuleux
Payapapa payapapa
Globuleux
Payapapa payapapa
 
 
J’ai marché  dans la crotte
Du pied droit d’ la malchance
Elle était d’ vant ma porte
Posée avec aisance
L’autre jour, un éclair
Traversant mon écran
Brûla mon belvédère
Mais je m’en sort vivante !
Car moi j’ai pas de bol
Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu !
J’ai perdu mon job
Car j’avais des retards sérieux
Payapapa payapapa
Monstrueux
Payapapa payapapa
 
Hier une pervenche
Est passée dans la rue
Mal garée, comme un manche
Me colla une prune
J’ai perdu ma patience
Cet acte m’horripile
Elle me parle de prudence
Sous son air imbécile
Et moi, j’en ai raz-l’ bol
Dites-moi c’ que j’ai fait au bon Dieu ?
J’ai pris une torgnole
Par quelques boutonneux
Payapapa payapapa
P’ tits merdeux
Payapapa payapapa
Le 23/10/09– P/ La lettre - Renan LUCE

01/12/2014

SI L'ENFER EST SUR TERRE parodie "Si tu savais" Yannick NOAH

Si l’enfer est sur terre
 (Si tu savais) Le 20/03/08 - P89
Si l ‘enfer est sur terre
Son coeur se trouve sous l' volcan de Théra(DC)
Son cri s’entend dans les guerres(DD)
Est-ce celui du massacre de Troie(DE)
 
Si l’enfer est sur terre
Il ressemble aux esclaves de Sparte(DF)
L’on meurt dans la misère
Parfois famine aide le choléra(DG)
 
Et si son âme est séisme(DH)
Son nom peut être Hiroshima(DI)
S’apparente aux génocides(DJ)
Sa voix ressemble à celle de la Shoah(DK)
 
Sous des crimes racistes(DL)
Des empreintes d’attentats(DM)
Ces chrétiens qu’on martyrise(DN)
Une Europe que ravagent les Hongrois(DO)
 
Si l’enfer est sur terre
Se nomme Midwest quand les eaux le noiera(DP)
Tremblements de colère(DQ)
Ils recouvrent la Chartreuse de gravats(DR)
 
Si l’enfer est sur terre
Il règnera à l’âge des Samouraïs(DS)
Son odeur, nucléaire(DT)
Elle se propage dans notre climat
 
La fin dans un calvaire
60 heures de combat(56)
Le film d’un reporter(57)
Le courage de la p’ tite Omayra(DU)
 
L’Africain aux galères(DV)
Ou le sort de Carthage(DW)
Au bout d’une croisière
Le naufrage qui marquera l’histoire(DX)
 
Si l’enfer est sur terre                      
Il sévit à côté
L’enfer sur terre
L’aspect est partagé
 
L’enfer sur terre
Rempli de cruauté
L’enfer sur terre
Reflet s’est propagé 
Le malheur est partagé….
 

CA PARAIT parodie "C'est pas vrai" Jean-Jacques GOLDMAN

ça paraît !  Le 08/08/07 – P/8
Et tout cet attirail
D’infime utilité
Guenilles d’épouvantail
Sur les miss de beauté
Mais… ça paraît !
 
Incontournable                   
L’état de l’aspect
Des corps refaits, refaits à son idée
Renaissent les seins
Droits, bien suspendus
Les chirurgiens refont les attributs,
L’éclat facial
On s’arrange le portrait
Pour enfin s’aimer
Et se regarder
De chères vétilles
Déguisements malsains
S’pavane fantaisie
Ça nous fait du bien !
 
Dans tout cet attirail
Le style s’est éveillé
Dorure sur les médailles
S’affiche sur les gradés
Joyaux de toutes valeurs
Des chaînes et des colliers
La classe de la minceur
Joli cache-nez rayé, coloré, essentiel pour l’été…
Mais…. ça paraît !
 
Toutes les lolitas
Suivent les modes dans l’air
Mains peintes de fatmas 
Leurs faces sont pareilles 
Sensuel animal
Au mieux de sa classe !
Dégaine originale, trouve une place
Et les gens ordinaires manquent d’allure
Sur l’indigène loge des tas d’peintures
L’Ecossais en jupe
Les prêtres en robe longue
A chacun sa touche
Evoluer dans un milieu                    
 
Dans tout cet attirail
D’infime utilité
L’on soigne le détail
En quête d’identité
Bandeaux pleins de couleurs
B-C-B-G, coincé..
Des chapeaux, des tailleurs
 
 
Tous les mômes cherchent l’exemple d’un genre,
Un portrait !
L’image est primordiale
Dans l’attrait !
A la brigade, on porte le képi
Ça le fait !
Les ornements sont faits pour pavaner
Ça paraît !
Les couturiers engendrent la mode du monde
Et ça plaît !
Le pantalon nous va si bien !
C’est parfait !
L’infirmière blouse tributaire(C)
Et tempère !
Le cœur est in transformable
Au vestiaire !
Mue l’aspect modal,
Les affaires !
Le tatouage n’est plus pour les rustres
Moins vulgaire !
L’esprit équipé
De manières !
Dans l’apparence !
 
Dans tout cet attirail
D’aucune utilité
Quelques uns se débraillent
Dans un style démodé
L’ego prend d’la valeur,
Ça paraît !
S’enchaîne à des objets
Ça paraît !
L’on cache les rondeurs
Ça paraît !
L’habit, paré, orné, rehaussé, essentiel pour épater…
Fausse nature !
Ça paraît…… ça paraît !
 
Les habits sont l’accoutrement d’une trempe
Comme l’animal, dégarni, on s’ressemble, en fait !
Plein de distinctions font les reflets d’une communauté
Démarqué, on recherche l’occase
Certains looks sont du fétichisme 
Les dessous ?
Tout est vestimentaire
Fait ton choix
D’apparats
Nous sommes des profils dénaturés
La plus belle… des hôtes
Le fond de teint réveille 
De beaux yeux ombrés
Dans la tenue, faut se retrouver
                                                                                           C’est pas vrai – Jean-Jacques GOLDMAN