30/11/2015

RECETTE parodie "Toute première fois" Jeanne MAS

Recette 
Ah ! Une goutte d’été Dans un bouquet                                                     
Mélange saveurs veloutées                                     
Ah ! Une fois de trop, l’accord est faux                                                     
Dans ces promesses de duo                                     
Met dans ton vin, un peu d’eau                             
Pimente la routine fade 
Sur fond de désirs à l’aubade
Une noix de partage                                                
Une faim générée d’idées       
 
Goûte et sers-toi                                          
Re-goûte, ressers-toi……      
 
Ah ! Crème de baisers, complicité                                                           
Dans un dessert de projets                                      
Ah ! Peu de silence, jauge présence                         
Dans une touche de prévenance  
Un émincé de confiance                                         
Respect nappé de tendresse,                                                            
De charme, d’allégresse(24)
S’attache sans être l’otage
Et délecte l’humour dans ce plat                           
 
Goûte, ressers-toi                                         
Re-goûte, ressers-toi…   
Gastronome, un jour, tu deviendras(25) 
le 28/08/07 – P/84
Toute première fois  - Jeanne MAS

23/11/2015

LES LILIS parodie "le zizi" Pierre PERRET

LES LILIS

Afin de parler autre chose que du sexe
O gué, ô gué
Vous crayonne les courbes des reliefs
O gué, ô gué
Il y en a pas de pareil
Ces sommets sont des merveilles
Il y a ceux qu’on amplifie
Pour donner rebondi
Des attributs quasi symétriques
Des authentiques à ceux en plastique
 
Ils se dessinent sous diverses formes
O gué, ô gué
Comme une poire ou tout rond comme une pomme
O gué, ô gué
Ils accrochent quelques regards
Ils ont peut-être quelques pouvoirs
Quels sont ces monts sacrés 
Aux aspects évocatoires
Particularité féminine
Ces deux choses charment la gent masculine
 
{Refrain}
Tout, tout, tout
Vous saurez tout sur les lilis
Les vrais, les faux
Les laids, les beaux
Les durs, les mous
Qui regardent les genoux
Les gros tendus
Les petits menus
Les décolletés
Qui sont refaits
Tout, tout, tout
Je vous dirais tout sur les lilis
 
Des lilis, y en a d’ toutes les couleurs
O gué, ô gué
Des regonflés plus beaux en teneur
O gué, ô gué
Qui n’ont plus besoin de soutif
Qui se tiennent droits comme des ifs
Y en a qui sont plus que flasques
Victimes du temps qui passe
Ceux qui ont un maintien en souplesse
Qui éveillent le désir des caresses
 
Des lilis parc-choc innovateur
O gué, ô gué
Remplis de silicone suspenseur
O gué, ô gué
Plus de lilis pour la tétée
Des lolos privés de lait
Remplacé par un flacon
Qu’on appelle le biberon
Des bonnets de lilis si minuscules
Adéquates pour donner du volume
 
{Refrain}
 
Les lilis percés de la mémé
O gué, ô gué
Qu’ les corsets ont bien laissé tomber
O gué, ô gué
Des soutien-pis pigeonnants
Des gadgets si bluffants
Qu’on ne pourrait se douter qu’il n’y a rien dedans
L’esthétique, le beau prend une grande place
Une éthique qui veut qu’on les refasse
 
Des obus géants comme un fardeau
O gué, ô gué
Qu’on réduit parce qu’ils bousillent le dos
O gué, ô gué
Il y a du monde au balcon
Qui attirent tous les garçons
Des bouts de tétines pointues
Y en aurait même des poilues
Ils sont frappés d’ ressemblance
Dans une variété d’ différence
 
{Refrain}
 
J’ai vu des petits lilis qui poussaient
O gué, ô gué
Des œufs sur le plat, le jaune crevé
O gué, ô gué
Des nénés tombent dans l’oubli
Sous un aspect (bien) défleuri
Ils sont ceux qu’on ne veut pas
On aime ceux qui sont gras
Tous ces lilis qu’il faut qu’on soutienne
On les mets au plus haut de la scène
 
{Refrain}

17/11/2015

CAPHARNAUM MENTAL parodie "Trois nuits par semaines" Indochine

Capharnaüm mental
Trois nuits par semaine – (Le 14/10/07 - P/9)                 
Quand la folie m’entraîne
En écho dans le cerveau, tous ces cris perpétuels !
Toute ma vie s’entremêle
Dans des jeux irréels !  
                    
Je m‘évanoui, presqu’au trépas
Je sens mes jambes qui se détachent
J’avais conquis la lune maintes fois
Je descendais quand ma tête heurta
Près d’un esprit, me réveillais
Il désirait l’astre aux mille reflets
J’ai pris l’arête d’une pomme de nuit
Pour fabriquer l’éternelle vie
Dans ma chambre, une fée en œuvre
Ecrit sous la pluie avant qu’il ne pleuve
J’avoue que j’ai peur devant ce lit
Comme un poison, c’est un délire maudit, maudit..
 
Et la folie m’entraîne
Quand les eaux montent plus haut
Que la nuit m’ensorcelle
Je m’ennuie et j’appelle tous les vieux éternels
Quand la folie m’entraîne
Je m’endors contre la mort
Près du port schizophrène
Quand la folie m’entraîne sur les lieux immortels
 
Au fond du gouffre, l’autre m’entraîne
Je croise le sort d’une autre abeille
Je chevauchais l’escargot blanc
Chaussé d’ baskets en peau d’ange
Il avait chagrin et les yeux bleuis
Avait combattu l’armée d’érudits
Me reposa au pied d’un fleur
Comme le sujet venu d'ailleurs(31)
Je sens la bise aux abois
Elle s’élevait dans l’émoi
A cet instant, j’entends trop de voix
Dans les arbres du noir, tous endormis, dormir, 
  
Mais la folie m’entraîne
Dans le beau contre le faux
Où l’interdit m’appelle
Ma vie dans cette arène, les jeux ne sont que duels
Quand la folie m’entraîne
M’évapore de ce décor
Près du port schizophrène 
Quand la folie m’entraîne sur les lieux immortels
 
Je m’endormi dans cet état
Où la légende m'emmena(32)
 
Dans les étangs et dans chaque bois
Je croise désespoir dans d’autres vies
C’est bien étrange ce que je vois
Mais ce transfert me rend fou, me nuit, me nuit(33)

16/11/2015

AINSI TOURNE LE MONDE parodie "Tournent les violons" Jean-Jacques GOLDMAN

Ainsi tourne le monde
Se répète en écho depuis la nuit des temps                 
Entre ciel et terre évoluent nos enfants                      
Le règne des hommes, ces animaux pensants            
Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les vies, elles tournent, ainsi est le monde
 
Un être innocent, tu seras en naissant                      
Pureté d’un enfant abîmée, grandissant       
A ta porte bientôt, la haine, l’amour, frappants         
Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les vies, elles tournent ainsi dans le monde
 
Et tous les royaumes, sont pourvus d’un régent       
Ecrasant l’homme petit pour faire place au grand
Acquérir, l’exaltant, devient conquérant                   
Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les vies, elles tournent, ainsi fait le monde
 
On trouve l’inverse de chaque chose, chaque sens 
Le bon, le mauvais ou le noir et blanc
Le paradis, l’enfer, ici, on se demande 
Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les vies, elles tournent, ainsi fait ce monde
 
Dans la paix ou la guerre l’éternel contemple 
Il glisse conseils que personne n’entend                    
L’humain est un esprit que les divins défient 
Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les vies, elles tournent ainsi dans ce monde
 
Passent les années de convoitise, de plaisir               
Nos esprits s’emmêlent dans l’erreur incomprise
Dans ces troubles là, bâtir un avenir                         
Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les vies, elles tournent ainsi dans le monde
 
On avance dans l’essor de l’effort de toujours            
L’invention, du ressort des hommes trop sourds
Le destin, ou la chance, sont au gouvernail
Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les vies, elles tournent ainsi dans le monde
 
Mendiant ou prospère depuis la nuit des temps         
Triste ou rayonnant, les sentiments, l’argent
Se répète l’écho des troubles de nos vies
Se répète l’écho, aussitôt reproduit…
Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les vies, elles tournent ainsi dans le monde
Ne pouvant changer ce monde de toujours
Depuis que le monde, depuis que le monde, le monde est monde
Le 12/09/07 – P/1
Tournent les violons  - Jean-Jacques GOLDMAN

13/11/2015

LE PRET parodie "La paix" Johnny HALLYDAY

Le prêt
Combien désire le meilleure
Combien s’habillent à bas prix
Combien coûte la minceur
Combien veulent changer de vie
Combien se vend un été(CQ)
Combien coûte le menu(CR)
Combien pour ce grand chalet
Combien de mois, cette voiture(CS)
 
Qu’on me chiffre le prêt, qu’on me chiffre le prêt
Qu’on me chiffre le prêt, enfin
Qu’on me chiffre le prêt, qu’on me chiffre le prêt
Qu’on me chiffre le prêt, enfin
 
Combien faut-il de dollars
Pour faire un beau postérieure
Combien pour être peinard
Dans l’envie de la hauteur(CT)
Combien pour un autre temps
Combien d’ pièces pour un bonheur(CU)
Combien d’écoles pour faire sans(CV)
Où s’accorder la valeur(CW)
 
Qu’on me chiffre le prêt, qu’on me chiffre le prêt
Qu’on me chiffre le prêt, enfin
Qu’on me chiffre le prêt, qu’on me chiffre le prêt
Qu’on me chiffre le prêt, enfin
Jusqu’à plus rien…….je l’aurais
 
                     Refait le 12/12/08 – P/52                                                La paix – Johnny HALLYDAY

12/11/2015

6° SENS parodie "Street of Philadelphia" Bruce SPRINGTEEN

6° sens 

Les anges veillent ce que l’on fait
Tiennent les ficelles des choses
D’inexplicables signes qui reflètent… nos actes
L’intuition dans l’écho du vide
Qui s’immisce et fait peur
Ce contact nous livre les faits
Je déchiffre les énigmes
  
Qui sont ces inconnus célestes
Comme des ondes des cieux
Cette force qui nous emmène… plus loin
Qui nous trouble et pénètre… l’esprit
Parlent les ancêtres, les prophètes
Je déchiffre les énigmes
  
Spirituelles, les ombres de nos vies
Les dessous de l’âme et de l’être
Dans ces choses s’implique le rapport
De cause à effet qui nous guide
 
L’insistance des voix nous conduit au seuil
D’une piste, d’un défi
Nos… pressentis secouent
L’intérieur capte les indices
Une image, une phrase, un sens
Cohabitent les intrigues
               Le 18/11/07 – P/91 Street of Philadelphia – Bruce SPRINGSTEEN

09/11/2015

CE BOUT DE REVE parodie "Au bout de mes rêves" Jean-Jacques GOLDMAN

 
Ce bout de rêve
Semaines défilent en tristesse
Saignent dans ce long parcours(AH)
Tous les essais en détresse
Qui nous amputent l’amour
 
Un rêve stérile m’entête 
Sonder la température
Trop longtemps que l’on s’apprête
Que l’on s’efforce au futur
 
Je voulais ce bout de rêve       
Ce petit bout de rêve                 
Les délais toujours s’élèvent     
Toutes les options s’achèvent  
Je perd le bout de fièvre  
 
Je voulais ce bout de rêve
Ce petit bout de rêve
Délais trop lourds me crèvent
je n'aurai de relève
 
Et même si l’on peut vivre
Sans l’être cher de nos traces
S’accommoder de ce vide
Enceinte de cet espace(AI)
 
Je rêve de ces risettes
Des yeux qu’aurait cet enfant
Conservation d’une poussette
Pliée dessous l’espérance
 
Je voulais ce bout de rêve
Ce petit bout de rêve
Mais disparaît tout ce rêve
Cette livraison relève 
D’un volatile en grève(AJ)
J’irais au bout de mon rêve
 
Et même si l’on nous teste
Je veux ce paquet d’amour
Dans cette attente moleste
Le solde de nos recours
 
S’insèrent dans nos tortures
Le désarroi et la déception
Ne germe progéniture
J’adopterai une raison
 
Je voulais ce bout de rêve   
Ce petit bout de rêve             
Je sème mon bout de rêve  
Infécond ce beau rêve          
Mais toujours j’en rêve
 
Je voulais ce bout de rêve
Ce petit bout de rêve
D'un embryon me sèvre (AK)
Ce volatile en grève
 Le 05/11/07 – P/11
Au bout de mes rêves – Jean-Jacques GOLDMAN