22/07/2017

PIERROT VIDE SON ASSIETTE parodie "Diego, libre dans sa tête" Johnny HALLYDAY

A tous ceux qui aime les plaisirs de la table
Pierrot vide son assiette 
Derrière ses kilos
Quelques gâteaux
Qui modèlent son corps
Honore les fourneaux
Les mets des cuistots
Consomme sans effort
 
Se nourrir pour vivre
Vivre pour se nourrir
La faim qui dévore
 
Pierrot vide son assiette
D’un coup de fourchette
N’laisse pas une miette
 
Se croit la panse remplie
Quand r’ vient l’appétit
La gourmandise
 
Pierrot vide son assiette
S’ resserre la blanquette
Après la rillette
 
La gastronomie
Est toute sa vie
Sa foi, son trésor
 
Pierrot vide son assiette
D’un coup de fourchette
Honore les recettes
 le 12/03/08 – P/75                     Diego, libre dans sa tête – Johnny HALLYDAY 

18/03/2017

EN MANGEANT parordie "En Chantant" Michel SARDOU

En mangeant
Quand j'étais petit garçon
Je repassais mes leçons
En mangeant
Et bien des années plus tard
Je chassais mes idées noires
En mangeant
C'est beaucoup moins inquiétant
D'affronter l' regard des gens
En mangeant
Mon plus grand pêché mignon
Est de sucer des bonbons
Sans raison
 
Je suis le plus gourmand
C'est moins désespérant
En mangeant !
 
La première fille qui m'a dit
Tu as vu comme t'es bouffi
C'est méchant
Je me suis déshabillé
Et j'ai vu tous mes bourrelets
Déprimants
J'étais si déçu de moi
Je ne voyais qu'un gros tas
Dérangeant
Mais pour tous les effacer
J'ai trouvé un procédé
Sans manger
 
Toujours le plus gourmand
C'est moins décourageant
En mangeant
 
Quand je suis dans la galère
Je pense à ce qu'il faut faire
En mangeant
Quand ma journée est finie
Je soulage mon ennui
En mangeant
Pour soigner mon célibat
Je n'atteint le nirvana
Qu'en mangeant
Devant la télévision
Calé dans mon polochon
C'est si bon
  
Je suis très opulent
Je suis aussi très lent
En mangeant
 
Puisqu'il faut nourrir sa faim
Autant le faire mieux que bien
En mangeant
J'essaie d'apaiser mes peines
Comme je soigne mes migraines
En mangeant
 
J'atténue toutes mes colères
Comme je conclue mes affaires
En mangeant
J'agrémente tous les hivers
Tous les jours, à ma manière
En mangeant
 
Je croque à pleines dents
Je suis le plus gourmand
Des gourmands
 
Quand j'étais petit garçon
Je repassais mes leçons
En mangeant
Et bien des années plus tard
Je chassais mes idées noires
En mangeant
C'est beaucoup moins inquiétant
D'affronter l' regard des gens
En mangeant
Mon plus grand pêché mignon
Est de sucer des bonbons
Sans raison
Le 01/03/12-P36 En chantant - Michel SARDOU

03/12/2015

ROTOTO parodie "Rodéo (1)" ZAZIE

 
Rototo  (Rodéo)Le 19/09/09  
Rototo, c’est l ‘envie qui nous trahit
Rototo, il surgit sans préavis 
 
Excusez, je m’allège, s’engorge ma réserve
Tous ces mets, ce fut un régal
Bien manger me nuit, je comble l’appétit
J’aime les plaisirs de la table !
 
Le concombre menaçant surgit spontanément
Si j’avais pu éviter ça !
A ce moment là j’entache l’ambiance du repas
Par un ridicule renvoi
 
Reflux, rototo, c’est le bruit qui nous trahit
Rototo, c’est le cri du malappris
 
D’abord rouge écarlate, la honte me rattrape
Tout le monde rigole, je voudrais sortir de la salle
Du coup, j’ai l’air d’un porc, d’une pomme, d’une pécore
Et puis, au fond, ça m’est égal !
 
Je laisse mes lentilles car ça me titille
J’ai peur de ce gaz anal
Je trie le choux fleur, j’ingurgite une liqueur
Parce que les fécules me travaillent !
 
Sort un rototo, dans un bruit qu’on s’interdit
Rototo, la surprise du colis !
 
Excusez, je m’allège, s’engorge ma réserve
Se trouble l’air au fond des conduits
Et j’avale un verre d’eau pour laver mon ego
Le pire, c’est ma tronche d’ahurie !
 
Et je fond sous la gène autour de mon haleine
J’ai pas digérer l’ salami
J’ai fini mon bol de riz, je ne sature pas
Pour me soulager, je renvoie
 
Rototo, rototo
Rototo, c’est le bruit qui nous trahit
Rototo, c’est le cri du malappris
 
Viens me soulager renvoi, dans un cri qu’on s’interdit !
Viens me soulager renvoi, qui surgit sans préavis
 

30/11/2015

RECETTE parodie "Toute première fois" Jeanne MAS

Recette 
Ah ! Une goutte d’été Dans un bouquet                                                     
Mélange saveurs veloutées                                     
Ah ! Une fois de trop, l’accord est faux                                                     
Dans ces promesses de duo                                     
Met dans ton vin, un peu d’eau                             
Pimente la routine fade 
Sur fond de désirs à l’aubade
Une noix de partage                                                
Une faim générée d’idées       
 
Goûte et sers-toi                                          
Re-goûte, ressers-toi……      
 
Ah ! Crème de baisers, complicité                                                           
Dans un dessert de projets                                      
Ah ! Peu de silence, jauge présence                         
Dans une touche de prévenance  
Un émincé de confiance                                         
Respect nappé de tendresse,                                                            
De charme, d’allégresse(24)
S’attache sans être l’otage
Et délecte l’humour dans ce plat                           
 
Goûte, ressers-toi                                         
Re-goûte, ressers-toi…   
Gastronome, un jour, tu deviendras(25) 
le 28/08/07 – P/84
Toute première fois  - Jeanne MAS

04/07/2015

LA CONNERIE EN BARRE parodie "ouragan" Stéphanie De MONACO

Vision d’orage Des étalages
J’ voudrais pas qu’ tu t’en ailles De n’importe qu’elle trouvaille
La passion comme une ombre Possession que l’on comble
Fallait que j’y succombe Par des achats en nombre
   
Tu m’enlaçais Comme tout est fait
Dans les ruines du vieux Rome Pour qu’on s’ ruine en babioles
A part nous, y a personne Tous à l’affût des soldes
Seul le tonnerre résonne De l’affaire qui détone
M’emprisonne On cautionne
Tourbillonne Et consomme
   
Comme un ouragan Mais surtout se vend
Qui passait sur moi La connerie en barre
L’amour à tout emporté L’embrouille est bien emballée
Dévasté nos vies Des sachets de vide
Des lames en furie De la bouffe liquide
Qu’on ne peut plus arrêter Qu’on ne peut plus s’en passer
Comme un ouragan Mais surtout se vend
La tempête en moi Chose qu’on ne répare
A balayé le passé Utilisée et jetée
Allumé nos vies Du rapide facile
C’est un incendie Vendu à bon prix
Qu’on ne peut plus arrêter Qu’on ne peut pas résister
   
Vision d’images Tout un battage
D’un voyage qui s’achève Se propage dans nos têtes
Comme une nuit sans rêve C’est le produit de rêve
Une bataille sans trêve Qu’il faut que l’on achète
Cette nuit à Rome Nous conditionnent
Ton absence me dévore La tendance et l’amorce
Et mon cœur bat trop fort Le bonheur du confort
Ai-je raison ou tort L’exclusion de l’effort
De t’aimer tellement fort ? Alléché par les offres
   
   
Désir, trahir, maudire, rougir Stimuler le désir, séduire
Désir, souffrir, mourir, pourquoi ? Introduire le plaisir sournois
On ne dit jamais ces choses-là On induit le manque dans l’appât
Un sentiment secret, d’accord ! Pour créer le besoin d’abord
Un sentiment qui hurle fort ! La dépendance de l’encore