24/05/2018

CONSOLE-MOI Parodie "Envole-moi" Jean-Jacques GOLDMAN

 
Console-moi
Si je me crève tous les jours
Pouvoir couvrir le montant des factures trop lourd
La vie, un gouffre, à l’intérieur
Tel un vassal, je suis l’esclave du seigneur
 
J’ai pas choisi cette piètre vie
J’aimerais l’aisance et les vacances de mes amis
Je fais les frais de ces décrets
Parmi le lot de français moyens dans l’étau
 
Console-moi, console-moi, console-moi
Besoins et nécessité désolent mon égo
Console-moi, console-moi
J’envie les êtres aux situations des plus hautes
Console-moi
 
Pas de raison, ni d’ambition
Règles du jeu fixées mais les dés sont pipés
Se faire une place aux beaux milieux
Profitent les charges sur les moissons des malheureux
 
Trop d’interdits, plus de permis
Entre la soumission, sanctions en prévention
L’autorité de l’imposture
De tout se prive les français dans la censure
 
Console-moi, console-moi, console-moi
Toi, supériorité qui récolte au credo
Console-moi, console-moi
Te prie de te mettre en situation des autres
Console-moi
 
Console-moi, console-moi, console-moi
Toi, supériorité qui récolte magot
Console-moi, console-moi
Te prie de te mettre aux conditions de l’autre
Console-moi
 
Mais baisse-toi, regarde en bas, rigole pas
Croise les yeux de ceux qui s’échinent à la tâche
Console-moi, l’ire s’accroît
Honte à toi qui a promis le mieux au contrat
Console-moi, console-moi, console-moi, console-moi
Ne tarde rien car on se rassemblera
Détresse aboie, console-moi
Racket des droits que l’ancêtre obtient au combat
Console-moi, console-moi, console-moi
 
Le 27/10/07 – Envole-moi – Jean-Jacques GOLDMAN

01/05/2018

CHEZ TOI parodie "Là-bas" Jean-Jacques GOLDMAN

Chez toi
Le 23/03/12Là-bas - Jean-Jacques GOLDMAN
 
Chez moi, y a pas d'allocation chômage
Si t'es pas content, tu dégages
Ici, je fais valoir mes droits
C'est pour ça que je viens chez toi !
 
Chez toi, on a pas besoin de courage
On arrive, dépose nos bagages
On nous donne ce que l'on a pas
Notre force, ce sont vos lois
C'est pour ça que je reste là !
 
Je perçois des pépettes pour mon élevage
Pour les études, le nourrissage
Donne nous ce que tu n'as pas
J'aime cet état !
 
On a rien du tout à faire
Vous avez l'art d'accueillir
On ne veut pas vous déplaire
On ne surtout pas partir
 
Ici, on a l'assurance
D'être nourrit et loger
On saisit cette providence
Qui serait bête de la renier !
 
Chez toi, on a une tonne d'avantages
Surtout ceux atteints de glandage
Faut dire qu'il n'y a plus d'emplois
On s'en tape, c'est mieux chez toi !
 
Si ma présence ne te plaît pas
Le plus gêné, on dit qu'il s'en va
La faillite de ce pays, c'est pas moi
Et si la cause repose sur l'état
Je ne serais peut-être pas là
Si mon grand-père reposait chez moi
Même si je repartais là-bas
Est-ce que t'auras plus de choix ou pas ?
Même si les keufs rôdent dans les parages
Libre, je me sens davantage
Faut qu'on soit la vermine, chaque fois
On se relève, et puis l'on marche droit
C'est pour ça que je reste là
On ne peut que garder la foi
Je me sers une part chaque mois
C'est pour ça que je resterais chez toi


 

 

17/04/2018

BEETHOVEN parodie "Beethoven" Michel SARDOU

 
Beethoven
Le 05/10/08 - Beethoven - Michel SARDOU
Se prélasse à l’ombre 
Chemin d’hécatombes
Le pire mammifère
Aux essences primaires
Sème les turbulences
Ignore conséquences
Ses jeux maladroits
Répandent fatras
Pense qu’à se distraire
Ses griffes lacèrent
Dénie et aboie
Puis recommencera
 
Le monde est lourd
Comme Beethoven
Lourd et balourd
Souvent sans gêne
Il fait le poids
Sur les fredaines
Malin parfois
Ce spécimen
 
Auteur de l’impair
Il tape sur les nerfs
Nuisible tendance
Au seuil d’impuissances
Il ronge muselière
Défend peu son aire(EU)
Il détruit souvent
Consomme, son passe-temps
 
Le monde est lourd
Comme Beethoven
Lourd et balourd
Souvent sans gêne
Et les conneries
Il les enchaîne
Ce malappris
Qu’on aime quand même
 
Les récompenses qu’il aime tant
Qualifie qu’il est grand
Le monde dans ses infinis problèmes

13/04/2018

CA PARAIT parodie "C'est pas vrai" Jean-Jacques GOLDMAN

 
ça paraît !  
Le 08/08/07 – C’est pas vrai – Jean-Jacques GOLDMAN
 
Et tout cet attirail d’infime utilité
Guenilles d’épouvantail
Sur les miss de beauté
Mais… ça paraît !
 
Incontournable l'état de l'aspect                
Des corps refaits, refaits à son idée
Renaissent les seins droits, bien suspendus
Les chirurgiens refont les attributs
 
L’éclat facial, on s’arrange le portrait
Pour enfin s’aimer et se regarder
De chères vétilles, déguisements malsains
Se pavane fantaisie, ça nous fait du bien !
 
Dans tout cet attirail, le style s’est éveillé
Dorure sur les médailles s’affiche sur les gradés
Joyaux de toutes valeurs, des chaînes et des colliers
La classe de la minceur
Joli cache-nez rayé, coloré, essentiel pour l’été…
Mais…. ça paraît !
 
Toutes les lolitas suivent les modes dans l’air
Mains peintes de fatmas, leurs faces sont pareilles 
Sensuel animal au mieux de sa classe !
Dégaine originale trouve une place
Et les gens ordinaires manquent d’allure
Sur l’indigène loge des tas de peintures
L’Ecossais en jupe
Les prêtres en robe longue
A chacun sa touche
Evoluer dans un milieu                    
 
Dans tout cet attirail d’infime utilité
L’on soigne le détail en quête d’identité
Bandeaux pleins de couleurs
B-C-B-G, coincé..
Des chapeaux, des tailleurs
 
 
Tous les mômes cherchent l’exemple d’un genre,
Un portrait !
L’image est primordiale
Dans l’attrait !
A la brigade, on porte le képi
Ça le fait !
Les ornements sont faits pour pavaner
Ça paraît !
Les couturiers engendrent la mode du monde
Et ça plaît !
Le pantalon nous va si bien !
C’est parfait !
L’infirmière blouse tributaire
Et tempère !
Le cœur est in transformable
Au vestiaire !
Mue l’aspect modal,
Les affaires !
Le tatouage n’est plus pour les rustres
Moins vulgaire !
L’esprit équipé
De manières !
Dans l’apparence !
 
Dans tout cet attirail d’aucune utilité
Quelques uns se débraillent dans un style démodé
L’ego prend de la valeur ! Ça paraît !
S’enchaîne à des objets ! Ça paraît !
L’on cache les rondeurs ! Ça paraît !
L’habit, paré, orné, rehaussé, essentiel pour épater…
De fausses natures !
Ça paraît…… ça paraît !
 
Les habits sont l’accoutrement d’une trempe
Comme l’animal, dégarni, on se ressemble, en fait !
Plein de distinctions font les reflets d’une communauté
Démarqué, on recherche l’occase
Certains looks sont du fétichisme 
Les dessous ? Tout est vestimentaire
Fait ton choix d’apparats
Nous sommes des profils dénaturés
La plus belle des hôtes
Le fond de teint réveille 
De beaux yeux ombrés
Dans la tenue, faut se retrouver