26/01/2017

PAPA parodie "Là-bas" SIRIMA & J-J GOLDMAN

 
PAPA
Je crois
Que l’étoffe de ce grand sage
Bride sentiments du partage
Le gris te donne un air si froid
Se fourvoie l’essentiel en toi
 
Je vois
Dans ton cœur un peu trop sauvage
Dessous une infaillible image
Comme la force d’un grand roi
Une sobriété dans tes choix
Font de toi un modèle de poids
 
Maladroit
Dans tes gestes, dans ton langage
Le raisonnable fait barrage
Tu parais insensible parfois
Presque un peu sournois
 
La distance d’un solitaire
Des valeurs à soutenir
Le sérieux semblant austère
Convoient une grève de plaisirs
 
L'esprit noué de défiance(47)
Dans un instinct refréné
Tu répands cette confiance
Tu plaides la voie de l’équité
 
Je vois
Comme un guide dans les usages
J’avance droit dans ton sillage
J'ai trop passé loin de tes bras
Ne s'échappe l'émoi de toi
 
Ce que tu penses, je ne le sais pas
Dis-le moi
Comme un secret enfouit, inavouable
Pourquoi ?
Outre des principes, il y a
Reliquat
L'avis de l'autre ne l'atteint pas(BX)
Je crois
Mais sous tes airs de maître, je vois
Nie-le pas
L’amour d’un père qui veille mes pas
Parfois
Sous une éthique à l’étroit
Il y a
Une paroi entre toi et moi
Façade
Cette pudeur retient en otage
En toi
Mille silences impénétrables
Convoie
Mots que l'on achemine à toi(BY)
 Avouables
L’écrit pondère mes faiblesses dans l’impasse
Se noie
L’insondable tendresse en toi
En panne
Qu’on ne t’a pas donné, je crois
Autrefois
Je suis fière d’hériter de toi
Toutefois
D’une morale honorable, je crois
 
                                    Le 14/01/08 – P/79 Là-bas – Jean-Jacques GOLDMAN

29/12/2016

PAS DE CHANCE Parodie "C'est ta chance" Jean-Jacques GOLDMAN

Pas de chance 
Pas de voie dans cette course
Et la misère me suit
Je n’attends pas gagner coup de pouce
Je survis dans l’oubli !
Oh ! en proie dans cette senne du mal
Je prie souvent ce bon Dieu étourdi
Pour que ma joie revienne
Faut que j’éponge mes peines
Quitte à récurer mon esprit
 
Pas le choix dans cette arène
Je perds ma dignité
Tous ces efforts que je n’aurai pas fait
Un combat de problèmes
Et au sein de cette jungle hostile
Scélérats revendent les bandits
Si m’échappe l’espoir, que mes choix me reviennent
Et moi seul en payera le prix
 
Pas de chance, le fardeau des conséquences
J’ai perdu vie, tous mes rêves
Mes faiblesses m’enchaînent à des souffrances
Défaillance du soutien
Pas de chance, d’amis et de références
Un futur sans joie, privé de projets, de force, d’outrecuidance
Dans l’errance du malsain
 
Mon étoile est maléfique
Eloigne le pôle du beau
Pourquoi, les fées, soit disant magique
Ont loupé mon berceau
M’ déçois pourtant mais ne sais que faire
L’ sortilège m’a déshérité
Je crois que fatalité ne peut être à refaire
L’épreuve, châtiment du passé
 
Pas de chance, les offres sont manigances
Faudra remplacer toutes mes préférences
Par de la suffisance 
Pas de chance, pas le choix
La malchance me pousse dans l’impuissance
L’amour rayé par l’effroi, par les autres
Le mépris, la méfiance
Décadence naîtra là  
Le 02/11/07 – P/73
C’est ta chance – Jean-Jacques GOLDMAN

03/10/2016

CHEZ TOI parodie "Là-bas" Jean-Jacques GOLDMAN

Chez toi
Chez moi, y a pas d'allocation chômage
Si t'es pas content, tu dégages
Ici, je fais valoir mes droits
C'est pour ça que je viens chez toi !
 
Chez toi, on a pas besoin de courage
On arrive, dépose nos bagages
On nous donne ce que l'on a pas
Notre force, ce sont vos lois
C'est pour ça que je reste là !
 
Je perçois des pépettes pour mon élevage
Pour les études, le nourrissage
Donne nous ce que tu n'as pas
J'aime cet état !
 
On a rien du tout à faire
Vous avez l'art d'accueillir
On ne veut pas vous déplaire
On ne surtout pas partir
 
Ici, on a l'assurance
D'être nourrit et loger
On saisit cette providence
Qui serait bête de la renier !
 
Chez toi, on a une tonne d'avantages
Surtout ceux atteints de glandage
Faut dire qu'il n'y a plus d'emplois
On s'en tape, c'est mieux chez toi !
 
Si ma présence ne te plaît pas... Te plaît pas
Le plus gêné, on dit qu'il s'en va... S'en va
La faillite de ce pays, c'est pas moi... C'est pas moi
Et si la cause repose sur l'état... L'état
Je ne serais peut-être pas là... Non pas là
Si mon grand-père reposait chez moi... Chez moi
Même si je repartais là-bas... Oui là-bas
Est-ce que t'auras plus de choix ou pas ?... Le choix
Même si les keufs rôdent dans les parages... Les parages
Libre, je me sens davantage... Dommage
Faut qu'on soit la vermine, chaque fois... Chaque fois
On se relève, et puis l'on marche droit... Oui, droit
C'est pour ça que je reste là... Reste là
On ne peut que garder la foi... La foi
Je me sers une part chaque mois... Chaque mois
C'est pour ça que je resterais chez toi !...
Oui chez toi, oui chez toi, oui chez toi... 
 
 
Le 23/03/12 – P/

Là-bas - Jean-Jacques GOLDMAN 

13/01/2016

L'ESSOR D'UN GAMIN parodie "Jean-Jacques GOLDMAN" Encore un matin

L’essor d’un gamin 
L’essor d’un gamin devient quotidien
Si fragile au creux de l’écrin
Honore ce gamin de leçons, de bien
Gardien lui trace son chemin
 
Gamin adoré ou bien gamin de bande
Le motiver pour tout apprendre(41) 
Gamin mal aimé, mentir pour protéger
Garder secrets peut le blesser
 
Trésor de gamin qui cherche une écoute
Gamin déçu part en déroute
L’effort d’un gamin, construire de son mieux
Lui dépeindre les règles du jeu
 
Un gamin, sans repère devient
Galopin qui joue au malin
Ce gamin, c’est le mien, c’est le tien
Un gamin s’éteint
Sans lumière, la sève du soutien(AD)
 
Le sort d’un gamin rendu responsable(AE)
Il craint le vice qui rend coupable
Endort ce gamin, initie sa vie
Entre implications et envies
Il faut le conduire, atteindre sa conscience
Refléter l’acte aux conséquences(AF)
Chaque référence, chacun ses exigences(42)
Ses choix se décident en confiance
 
Un gamin se repère aux siens
Un gamin sans amour s’éteint
Ce gamin, c’est le brin de demain
Un gamin vaurien(AG)
S’il se perd… sur mauvais chemin 
Le 31/10/07 – P/60
Encore un matin – Jean-Jacques GOLDMAN

23/12/2015

ET ELLE SE SENT BIEN parodie "Et l'on y peut rien" Jean-Jacques GOLDMAN

Et elle se sent bien !  Le 09/08/07 – P/26
Zone intime entre l’autre et l’un(D)
Invincible, s’impose ce lien
A se méprendre inconsciemment
L’aime comme une môme insouciante !
 
Si tous les Dieux tremblent, Sa déesse l’étreint
Elle l’enrégimente aux creux de ses reins ! 
Elle n’est son esclave, ses jeux sont les siens
Le reître devient sage et elle se sent bien !
 
Cet arriviste ôte son armure
Ce bonheur est plutôt mal placé
Au sinistre temps des tortures
C’est l’instant doux mais insensé
 
Elle danse, fait la fête                     
Ne se soucie de rien                         
Elle suit les préceptes                       
N’a peur de rien ! 
Elle ne cherche le passé
D’un présent malsain
Etrange rapport
Mais elle se sent bien !
 
En orbite, sa raison resta                
Comme elle y croit, elle offre son âme       
Mais, jamais ne sera sa dame                                
Jamais plus, elle ne vieillira
 
Tendresse candide, c'est encore une enfant                              
Leurs vies sont avides entourées de sang 
Et il choisit le jour, elle sera là demain                                                 
Ainsi leur amour à jamais pris fin                           
 
                                  Et l’on y peut rien – Jean-Jacques GOLDMAN

16/11/2015

AINSI TOURNE LE MONDE parodie "Tournent les violons" Jean-Jacques GOLDMAN

Ainsi tourne le monde
Se répète en écho depuis la nuit des temps                 
Entre ciel et terre évoluent nos enfants                      
Le règne des hommes, ces animaux pensants            
Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les vies, elles tournent, ainsi est le monde
 
Un être innocent, tu seras en naissant                      
Pureté d’un enfant abîmée, grandissant       
A ta porte bientôt, la haine, l’amour, frappants         
Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les vies, elles tournent ainsi dans le monde
 
Et tous les royaumes, sont pourvus d’un régent       
Ecrasant l’homme petit pour faire place au grand
Acquérir, l’exaltant, devient conquérant                   
Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les vies, elles tournent, ainsi fait le monde
 
On trouve l’inverse de chaque chose, chaque sens 
Le bon, le mauvais ou le noir et blanc
Le paradis, l’enfer, ici, on se demande 
Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les vies, elles tournent, ainsi fait ce monde
 
Dans la paix ou la guerre l’éternel contemple 
Il glisse conseils que personne n’entend                    
L’humain est un esprit que les divins défient 
Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les vies, elles tournent ainsi dans ce monde
 
Passent les années de convoitise, de plaisir               
Nos esprits s’emmêlent dans l’erreur incomprise
Dans ces troubles là, bâtir un avenir                         
Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les vies, elles tournent ainsi dans le monde
 
On avance dans l’essor de l’effort de toujours            
L’invention, du ressort des hommes trop sourds
Le destin, ou la chance, sont au gouvernail
Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les vies, elles tournent ainsi dans le monde
 
Mendiant ou prospère depuis la nuit des temps         
Triste ou rayonnant, les sentiments, l’argent
Se répète l’écho des troubles de nos vies
Se répète l’écho, aussitôt reproduit…
Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les vies, elles tournent ainsi dans le monde
Ne pouvant changer ce monde de toujours
Depuis que le monde, depuis que le monde, le monde est monde
Le 12/09/07 – P/1
Tournent les violons  - Jean-Jacques GOLDMAN

09/11/2015

CE BOUT DE REVE parodie "Au bout de mes rêves" Jean-Jacques GOLDMAN

 
Ce bout de rêve
Semaines défilent en tristesse
Saignent dans ce long parcours(AH)
Tous les essais en détresse
Qui nous amputent l’amour
 
Un rêve stérile m’entête 
Sonder la température
Trop longtemps que l’on s’apprête
Que l’on s’efforce au futur
 
Je voulais ce bout de rêve       
Ce petit bout de rêve                 
Les délais toujours s’élèvent     
Toutes les options s’achèvent  
Je perd le bout de fièvre  
 
Je voulais ce bout de rêve
Ce petit bout de rêve
Délais trop lourds me crèvent
je n'aurai de relève
 
Et même si l’on peut vivre
Sans l’être cher de nos traces
S’accommoder de ce vide
Enceinte de cet espace(AI)
 
Je rêve de ces risettes
Des yeux qu’aurait cet enfant
Conservation d’une poussette
Pliée dessous l’espérance
 
Je voulais ce bout de rêve
Ce petit bout de rêve
Mais disparaît tout ce rêve
Cette livraison relève 
D’un volatile en grève(AJ)
J’irais au bout de mon rêve
 
Et même si l’on nous teste
Je veux ce paquet d’amour
Dans cette attente moleste
Le solde de nos recours
 
S’insèrent dans nos tortures
Le désarroi et la déception
Ne germe progéniture
J’adopterai une raison
 
Je voulais ce bout de rêve   
Ce petit bout de rêve             
Je sème mon bout de rêve  
Infécond ce beau rêve          
Mais toujours j’en rêve
 
Je voulais ce bout de rêve
Ce petit bout de rêve
D'un embryon me sèvre (AK)
Ce volatile en grève
 Le 05/11/07 – P/11
Au bout de mes rêves – Jean-Jacques GOLDMAN