18/03/2017

EN MANGEANT parordie "En Chantant" Michel SARDOU

En mangeant
Quand j'étais petit garçon
Je repassais mes leçons
En mangeant
Et bien des années plus tard
Je chassais mes idées noires
En mangeant
C'est beaucoup moins inquiétant
D'affronter l' regard des gens
En mangeant
Mon plus grand pêché mignon
Est de sucer des bonbons
Sans raison
 
Je suis le plus gourmand
C'est moins désespérant
En mangeant !
 
La première fille qui m'a dit
Tu as vu comme t'es bouffi
C'est méchant
Je me suis déshabillé
Et j'ai vu tous mes bourrelets
Déprimants
J'étais si déçu de moi
Je ne voyais qu'un gros tas
Dérangeant
Mais pour tous les effacer
J'ai trouvé un procédé
Sans manger
 
Toujours le plus gourmand
C'est moins décourageant
En mangeant
 
Quand je suis dans la galère
Je pense à ce qu'il faut faire
En mangeant
Quand ma journée est finie
Je soulage mon ennui
En mangeant
Pour soigner mon célibat
Je n'atteint le nirvana
Qu'en mangeant
Devant la télévision
Calé dans mon polochon
C'est si bon
  
Je suis très opulent
Je suis aussi très lent
En mangeant
 
Puisqu'il faut nourrir sa faim
Autant le faire mieux que bien
En mangeant
J'essaie d'apaiser mes peines
Comme je soigne mes migraines
En mangeant
 
J'atténue toutes mes colères
Comme je conclue mes affaires
En mangeant
J'agrémente tous les hivers
Tous les jours, à ma manière
En mangeant
 
Je croque à pleines dents
Je suis le plus gourmand
Des gourmands
 
Quand j'étais petit garçon
Je repassais mes leçons
En mangeant
Et bien des années plus tard
Je chassais mes idées noires
En mangeant
C'est beaucoup moins inquiétant
D'affronter l' regard des gens
En mangeant
Mon plus grand pêché mignon
Est de sucer des bonbons
Sans raison
Le 01/03/12-P36 En chantant - Michel SARDOU

18/04/2016

L'HOMME DES ANNEES 2020 parodie "Etre une femme" Michel SARDOU

L’homme des années 2020
(Etre une femme) Le 03/06/08 - P63
Dans un paysage d’interdits
Survivait aux temps avilis
Dans une variété de bébêtes
Un mutant bourré de complexes
Qui possède et pourtant réclame
L’être vénal
 
L’homme des années 2020
Consomme au-delà d' ses besoins(59)
S’étant démuni de morale
De simplicité estimable
 
L’homme des années 2020
Plein de combines pour en faire moins
Pouvant s’octroyer l’agréable
Dans un appétit insatiable
 
Etre imprégné d’un grand savoir
Ne sachant plus c’ qu’est méritoire
Etre social mais désuni
Classé dans une catégorie
 
Emprunte de façon pernicieuse
Pour des envies, un semblant mieux
Faire des caprices, combler un vice
Des projets au parfum factice
 
Homme dans l’angoisse de demain
A la fois s’inquiète et se plaint
Homme cent’ naire sans objectif
Sur un destin prorogatif
 
Homme désireux de changer
Homme de couleur, dénaturé
Qui soigne son apparence physique
Fan de chirurgie esthétique
  
Une paresse sans discipline
Dans une détresse qui prédomine
Etre incertain de concevoir
Oppressé dans un illusoire
 
Homme militant de la paix
Pourtant s’égare dans l’irrespect
Un amalgame d’oppositions
Dans une gamme de confusions
 
Etre ténor des pollutions
Contre nature, contre saison
Trésors du monde sous préjudices
Conscient des suites alarmistes
 
Se peint un horizon heureux
Pour une vie réglée au mieux
Brode son histoire sur un schéma
Pour que demain soit au-delà
 
L’homme aux portes de son procès
Le compte à rebours commencé
Dépassé par ses fautes, dégaine
Sa derninière carte laquelle réfrène(60)
 
Prisonnier au fond d’un système
Excédé par des modes rengaines
Retranché dans l’indifférence
Dans un repère sous influence
 
Homme qui sème des inventions
Aime se repaître de ces poisons
Consommateur de substituts
Pour un meilleur prétendu
 
Homme collecteur de l’astuce
En général, pour gagner plus
Quand le défi d’ s’aimer le forge
Dans les arts malins qu'il s'arroge 

30/10/2014

BEETHOVEN parodie "Beethoven" Michel SARDOU

 
Beethoven (Beethoven) Le 05/10/08 - P/7
Se prélasse à l’ombre 
Chemin d’hécatombes
Le pire mammifère
Aux essences primaires
Sème les turbulences
Ignore conséquences
Ses jeux maladroits
Répandent fatras
Pense qu’à se distraire
Ses griffes lacèrent
Dénie et aboie
Puis recommencera
 
Le monde est lourd
Comme Beethoven
Lourd et balourd
Souvent sans gêne
Il fait le poids
Sur les fredaines
Malin parfois
Ce spécimen
 
Auteur de l’impair
Il tape sur les nerfs
Nuisible tendance
Au seuil d’impuissances
Il ronge muselière
Défend peu son aire(EU)
Il détruit souvent
Consomme, son passe-temps(EV)
 
Le monde est lourd
Comme Beethoven
Lourd et balourd
Souvent sans gêne
Et les conneries
Il les enchaîne
Ce malappris
Qu’on aime quand même
 
Les récompenses qu’il aime tant
Qualifie qu’il est grand
Le monde dans ses infinis problèmes
 
Le monde est lourd
Comme Beethoven
Lourd et balourd
Souvent sans gêne
Il fait le poids
Sur les fredaines
Malin parfois
Ce spécimen