22/07/2017

IL TAPE SUR LA NOUNOU parodie "Il tape sur des bambous" Philippe LAVIL

 
Il tape sur la nounou
C'est un génie, c'est le plus beau
C'est l'enfant le plus sage
Fait de l'art, refait la déco
Des murs de coloriage
Il vit sa vie, rien n'est interdit
Ce mignon s'épanouit
Il n'écoute rien et dit des gros mots
C'est son côté franco !
 
Il tape sur la nounou et ça lui fait du bien
Il épile ses nounours et a tondu le chien
Il est trop énergique pour garnir un coin
Pas de panique, il s'implique, il en a besoin
Il tape sur la nounou, mais ce n'est qu'un gamin
Il déchire tout ce  qu'il trouve, c'est un petit coquin
Il s'active et découvre, c'est son quotidien
Et parfois, fait des trous dans ce qu'il a dans les mains !
 
Il a découpé mes rideaux 
Il est bon dans ce domaine !
Il est doué avec des ciseaux
Il faut bien qu'il s'apprenne
Tu lui dis "non" il n'est pas d'accord
Jamais il ne démord
Y a un malaise dans la discipline
Sa technique est maligne
 
Il tape sur la nounou et ça lui fait du bien
Il épile ses nounours et a tondu le chien
Il est trop énergique pour garnir un coin
Pas de panique, il s'implique, il en a besoin
Il tape sur la nounou, mais ce n'est qu'un gamin
Il déchire tout c' qu'il trouve, c'est un petit coquin
Il s'active et découvre, c'est son quotidien
Et parfois, fait des trous dans c' qu'il a dans les mains !
 
Le 24/03/10 – Il tape sur des bambous - Philippe LAVIL 

L'HOTE COSSU A NOS FRAIS parodie "Rue de la paix" ZAZIE

                                                                                                                       
L’hôte cossu à nos frais
(Rue la paix) Le 26/06/07 - P/64 
Je paye mes impôts puisque je gagne ma vie
C’est le vœu de l’Empereur
N’y a de magot qui ne soit assujetti
Veille le régisseur
Dans l’amalgame des blâmes
La redevance téléviseur
Contraventions exploitent contribuable
 
Toujours l’on s’échine
Et c’est la même rengaine
Qu’on ne vienne à manquer           
La patente des usines
Descend les affaires, gangrène
L’avenir exilé 
Le pauvre n’a plus de bourse dans un monde évolué
N'a plus de meubles, et vend sa raison
 
Collecte l’impôt, la ruse à nos frais
Permettre à l’hôte, fortune à jamais
Abondent surtout les intérêts du prince
Je paye un impôt si je gagne
Je paye mes impôts, faut que je me magne
Déleste le monde du peu qu’il gagne
Il a faim !
  
Autant de réjouissances(3)
Epuisent les fonds de la caisse(4)
Mais combien cotiser(5)
Pour régaler bombances(6)
Apprendre à vivre à la baisse
Atteindre satiété(7) 
D'hélas réunions(A) pour organiser des réceptions
Voyager quelques jours sur nos ronds
 
Adresse un rappel, si tu ne payes
Remettre à l’hôte, tribut à jamais
Abondent surtout ses intérêts sans fin
Je paye des impôts quand je gagne
Je paye mes impôts, faut que je me magne 
Déleste le monde du peu qu’il gagne
Il a faim !
 
Il y a toujours des frais,fondent les crédits en banque
Et tout ce qui s’achète gonfle le boni dans le fisc(8) 
Croulant sous les agios, tronque ma vie, vente aux enchères(9)
Ainsi, les prévôts prennent nos sous et trient toute la monnaie…
 
Dépêche un rappel si tu ne payes
Permettre à l’hôte cossu à nos frais
Qu’abondent surtout ses intérêts
Sans fin
Je paye des impôts quand je gagne
Je paye mes impôts, faut qu’je me magne
Déleste le monde du peu qu’il gagne
C’est le gain !
 

26/01/2017

PAPA parodie "Là-bas" SIRIMA & J-J GOLDMAN

 
PAPA
Je crois
Que l’étoffe de ce grand sage
Bride sentiments du partage
Le gris te donne un air si froid
Se fourvoie l’essentiel en toi
 
Je vois
Dans ton cœur un peu trop sauvage
Dessous une infaillible image
Comme la force d’un grand roi
Une sobriété dans tes choix
Font de toi un modèle de poids
 
Maladroit
Dans tes gestes, dans ton langage
Le raisonnable fait barrage
Tu parais insensible parfois
Presque un peu sournois
 
La distance d’un solitaire
Des valeurs à soutenir
Le sérieux semblant austère
Convoient une grève de plaisirs
 
L'esprit noué de défiance(47)
Dans un instinct refréné
Tu répands cette confiance
Tu plaides la voie de l’équité
 
Je vois
Comme un guide dans les usages
J’avance droit dans ton sillage
J'ai trop passé loin de tes bras
Ne s'échappe l'émoi de toi
 
Ce que tu penses, je ne le sais pas
Dis-le moi
Comme un secret enfouit, inavouable
Pourquoi ?
Outre des principes, il y a
Reliquat
L'avis de l'autre ne l'atteint pas(BX)
Je crois
Mais sous tes airs de maître, je vois
Nie-le pas
L’amour d’un père qui veille mes pas
Parfois
Sous une éthique à l’étroit
Il y a
Une paroi entre toi et moi
Façade
Cette pudeur retient en otage
En toi
Mille silences impénétrables
Convoie
Mots que l'on achemine à toi(BY)
 Avouables
L’écrit pondère mes faiblesses dans l’impasse
Se noie
L’insondable tendresse en toi
En panne
Qu’on ne t’a pas donné, je crois
Autrefois
Je suis fière d’hériter de toi
Toutefois
D’une morale honorable, je crois
 
                                    Le 14/01/08 – P/79 Là-bas – Jean-Jacques GOLDMAN

03/10/2016

CHEZ TOI parodie "Là-bas" Jean-Jacques GOLDMAN

Chez toi
Chez moi, y a pas d'allocation chômage
Si t'es pas content, tu dégages
Ici, je fais valoir mes droits
C'est pour ça que je viens chez toi !
 
Chez toi, on a pas besoin de courage
On arrive, dépose nos bagages
On nous donne ce que l'on a pas
Notre force, ce sont vos lois
C'est pour ça que je reste là !
 
Je perçois des pépettes pour mon élevage
Pour les études, le nourrissage
Donne nous ce que tu n'as pas
J'aime cet état !
 
On a rien du tout à faire
Vous avez l'art d'accueillir
On ne veut pas vous déplaire
On ne surtout pas partir
 
Ici, on a l'assurance
D'être nourrit et loger
On saisit cette providence
Qui serait bête de la renier !
 
Chez toi, on a une tonne d'avantages
Surtout ceux atteints de glandage
Faut dire qu'il n'y a plus d'emplois
On s'en tape, c'est mieux chez toi !
 
Si ma présence ne te plaît pas... Te plaît pas
Le plus gêné, on dit qu'il s'en va... S'en va
La faillite de ce pays, c'est pas moi... C'est pas moi
Et si la cause repose sur l'état... L'état
Je ne serais peut-être pas là... Non pas là
Si mon grand-père reposait chez moi... Chez moi
Même si je repartais là-bas... Oui là-bas
Est-ce que t'auras plus de choix ou pas ?... Le choix
Même si les keufs rôdent dans les parages... Les parages
Libre, je me sens davantage... Dommage
Faut qu'on soit la vermine, chaque fois... Chaque fois
On se relève, et puis l'on marche droit... Oui, droit
C'est pour ça que je reste là... Reste là
On ne peut que garder la foi... La foi
Je me sers une part chaque mois... Chaque mois
C'est pour ça que je resterais chez toi !...
Oui chez toi, oui chez toi, oui chez toi... 
 
 
Le 23/03/12 – P/

Là-bas - Jean-Jacques GOLDMAN 

03/05/2016

CAPABLE DE RIEN parodie "Aux arbres citoyens" Yannick NOAH

 
 
Solvables citoyens
(Aux arbres citoyens) Le 21/06/07 - P/82
Qu’autant deviennent sans-gène, redoutent et s’épargnent
Ne se donnent plus la peine dans ce qu’ils gagnent 
Et l’on chôme en spirale, illusoire repos
Presqu’un idéal qui sonne faux !
 
Destinée précaire s’empare de l’avenir en balance
Mais quelques débrouillards montent en impudence  
Les demandeurs de rôle se noient dans leurs diplômes
Ces rêveurs de carrière, sans arguments, se paument
 
Puisqu’il faut qu’on se repose, capable de rien
Au décourageant s’impose un monde de vauriens
 
Maussade quotidien sans qu’on sache se vendre
Le réveil reste éteint, la tâche peut attendre 
S’affranchir des doutes(1) dans l’armée de marauds
Tant de personnes dissoutes(2) aux cachets-placebos ! 
 
Les formulaires abondent, ton cas devient un chiffre
Tes projets se morfondent mais tu dois subvenir !
 
Puisqu’il faut qu’on se repose, pléiade de « bons à rien »
Car évidemment s’impose une bande de vauriens ! 
Puisqu’il faut qu’on se repose au stade malsain
Il est grand temps qu’on propose fonctions pour demain !
 
Important, le devoir évite les fautes
Amputé d’une chance, ta vie se fond aux autres
L’engagement est si rare, prospecte ça et là !
 
Puisqu’il faut qu’on se repose, incartades sans fin
Quel certificat s’impose pour rien faire demain ! 
 
 

Puisqu'il faut qu'on se repose

Auteur : Paradoxale 36

parodie de "Aux arbres citoyens" deYannick Noah
PAROLES                                            PARODIE
Le ciment dans les plaines
Qu’autant deviennent sans-gène
Coule jusqu’au montagnes
Redoutent et s’épargnent
Poison dans les fontaines
Ne se donnent plus la peine
Dans nos campagnes !
Dans ce qu’ils gagnent
De cyclones en rafales
Et l’on chôme en spirale
Notre histoire prend l’eau
Illusoire repos
Reste notre idéal
Presqu’un idéal
« Faire les beaux »
Qui sonne faux !
 
 
S’acheter de l’air en barre
Destinée précaire s’empare
Remplir la balance
D’ l’avenir en balance
Quelques pétro-dollards
Mais quelques débrouillards
Contre l’existence
Montent en impudence !
 
 
De l’équateur aux pôles
Les demandeurs de rôle
Ce poids sur nos épaules
Se noient dans leurs diplômes
De squatteurs éphémères
Ces rêveurs de carrière
Maintenant c’est plus drôle
Sans arguments, se paument
 
 
Puisqu’il faut changer les choses
Puisqu’il faut qu’on se repose
Aux arbres citoyens !
Capable de rien
Il est grand temps qu’on propose
Au décourageant s’impose
Un monde pour demain !
Un monde de vauriens
 
 
Aux arbres citoyens
Maussade quotidien
Quelques baffes à prendre
Sans qu’on sache se vendre
La veille est pour demain
Le réveil reste éteint
Des baffes à rendre !
La tâche peut attendre
 
 
Faire tenir debout
S’affranchir des doutes(1)
Une armée de roseaux
Dans l’armée de marauds
Plus personne à genoux
Tant de personnes dissoutes(2)
Fais passer le mot
Aux cachets-placebos ! 
 
 
C’est vrai, la terre est ronde
Les formulaires abondent
Mais qui viendra nous dire
Ton cas devient un chiffre
Qu’elle l’est pour tout le monde
Tes projets se morfondent
Et les autres a venir ?
Mais tu dois subvenir !
 
 
Puisqu’il faut changer les choses
Puisqu’il faut qu’on se repose
Aux arbres citoyens !
Pléiade de « bon à rien »
Il est grand temps qu’on propose
Car évidemment s’impose
Un monde pour demain !
Une bande de vauriens !
 
 
Puisqu’il faut changer les choses
Puisqu’il faut qu’on se repose
Aux arbres citoyens !
Au stade malsain
Il est grand temps qu’on propose
Il est grand temps qu’on propose
Un monde pour demain !
Fonctions pour demain !
 
 
Plus le temps de savoir à qui la faute
Important, le devoir évite les fautes
De compter sur la chance ou les autres
Amputé d’une chance, ta vie se fond aux autres
Maintenant on se bat
L’engagement est si rare
Avec toi, moi j’y crois !
Prospecte ça et là !
 
 
Puisqu’il faut changer les choses
Puisqu’il faut qu’on se repose
Aux arbres citoyens !
Incartades sans fin
Il est grand temps qu’on propose
Quel certificat s’impose
Un monde pour demain !
Pour rien faire demain ! 
 

30/04/2016

LEURS VERITES parodie "Ma vérité" Johnny HALLYDAY

 

Leurs vérités

PAROLES "Ma vérité" J-Hallyday             PARODIE "Leurs vérités" P36

On me dit que la vie n’est rien On nous dit que la vie demain
Qu’un aller sans retour Va changer de parcours
On me dit que c’est pour mon bien On nous dit « votez citoyens »
Qu’il faut bien s’arrêter un jour Tout un lot d’hommes rusés discourent
   
Je n’ai fait semblant de rien Ils ont un semblant de saint
Je me suis sali les mains Un esprit de comédien
Pour construire ma liberté Pour instruire leurs idées
Et pouvoir dire ma vérité Faire croire que le pire est passé
   
J’ai frôlé la mort Et l’on nous endort
Trouvé l’amour L’on nous envoûte
Rien ne peut plus rien m’arriver Perdu dans leurs vérités
J’ai trouvé la force des premiers jours Ils ont la riposte qui déroute
Je n’ai plus rien à prouver Se donnent les moyens de gagner
Tout peut s’oublier Fourbes et subtilités
Mais pas la liberté Dessous leurs vérités
   
On me dit que la vie n’est rien On nous dit « chers concitoyens »
Ne vaut pas le détour Fléaux qui nous entourent
Qu’il n’y a pas de place ici Dépassent tous les autres partis
Pour tous les forçats de l’amour Que ce candidat a recours
   
Je n’ai fait semblant de rien Ils ont l’ascendant malsain
Je me suis sali les mains Nous sommes de minimes crétins
Pour construire ma liberté Un navire prêt à couler
Et pouvoir dire ma vérité N’a d’espoir d’être sauver
   
J’ai frôlé la mort L’on promet encore
Trouvé l’amour Concret s’ajourne
Rien ne peut plus rien m’arriver Pleins de convenus dérivés
J’ai trouvé la force des premiers jours Ils ont le best of des vraies magouilles
Je n’ai plus rien à prouver Et tendent plein de collets
Tout peut s’oublier Avec habilité
Mais pas la liberté Sur toutes leurs vérités !
   
Tout peut s'oublier Tout pour nous tromper
Mais pas la liberté Tout pour nous spolier
Tout peut s'oublier Avec leurs vérités
Mais pas la liberté Avec leurs vérités
   
On me dit que la vie n’est rien On nous dit qu’il faut se restreindre
Qu’un aller sans retour Et se porter secours
On me dit que c’est pour mon bien On nous dit que c’est pour notre bien
Qu’il faut bien s’arrêter un jour Qu’il faut tout donner aux vautours
   
Je n’ai fait semblant de rien L’on entend ce même refrain
Je me suis sali les mains D’ la répartie au scrutin
Pour construire ma liberté Reconduire les abcès
Et pouvoir dire ma vérité Le pouvoir biffe les promesses
   
J’ai frôlé la mort L’on soumet l’effort
Trouvé l’amour Que l’on détourne
Rien ne peut plus rien m’arriver Pour un peu plus d’intérêt
J’ai trouvé la force des premiers jours Il n’y a de despote dans ce grand souk
Je n’ai plus rien à prouver Que des bourses subtilisées
Tout peut s’oublier Tout peut s’acheter
Mais pas la liberté Surtout leurs vérités

24/04/2016

CASQUER parodie "Cassé" Nolwenn LEROY

Casquer
(Cassé) Le 09/12/08 - P/10
L’appel de la rue a résonné
Quand s’écroule tout un empire après son apogée
 
Quand les réserves s’amenuisent
Le fléau déjà bien avancé
Y a plus d’issue, c’est la crise
Les pieds et les poings liés
 
Enfoncés dans le marasme
L’écart social s’est creusé
Les jours néfastes menacent
Et alors on devra…
 
Casquer, oh, oh, casquer
C’est la débâcle, y a plus d’argent
A qui la faute
Casquer, oh, oh, casquer
Sortons les rames dans ce torrent
Certains pataugent
La populace est aux abois !
 
Les grèves n’ont plus rien a dire
Et tangue le bateau prêt à couler
S’apprête l’homme à s’appauvrir
Avec ses grandes idées
 
La haine engendre des bourrasques
Dès lors plus d’égalité
Les jours d’angoisse s’accroissent
Et les vices seront rois
 
Casquer, oh, oh, casquer
C’est la débâcle, y a plus d’argent
A qui la faute
Casquer, oh, oh, casquer
Sortons les rames dans ce torrent
Certains pataugent
La populace est aux abois !
 
Casquer, oh, oh, casquer, oh, oh
C’est la débâcle, y a plus d’argent
A qui la faute
Casquer, oh, oh, casquer