22/07/2017

L'HOTE COSSU A NOS FRAIS parodie "Rue de la paix" ZAZIE

                                                                                                                       
L’hôte cossu à nos frais
(Rue la paix) Le 26/06/07 - P/64 
Je paye mes impôts puisque je gagne ma vie
C’est le vœu de l’Empereur
N’y a de magot qui ne soit assujetti
Veille le régisseur
Dans l’amalgame des blâmes
La redevance téléviseur
Contraventions exploitent contribuable
 
Toujours l’on s’échine
Et c’est la même rengaine
Qu’on ne vienne à manquer           
La patente des usines
Descend les affaires, gangrène
L’avenir exilé 
Le pauvre n’a plus de bourse dans un monde évolué
N'a plus de meubles, et vend sa raison
 
Collecte l’impôt, la ruse à nos frais
Permettre à l’hôte, fortune à jamais
Abondent surtout les intérêts du prince
Je paye un impôt si je gagne
Je paye mes impôts, faut que je me magne
Déleste le monde du peu qu’il gagne
Il a faim !
  
Autant de réjouissances(3)
Epuisent les fonds de la caisse(4)
Mais combien cotiser(5)
Pour régaler bombances(6)
Apprendre à vivre à la baisse
Atteindre satiété(7) 
D'hélas réunions(A) pour organiser des réceptions
Voyager quelques jours sur nos ronds
 
Adresse un rappel, si tu ne payes
Remettre à l’hôte, tribut à jamais
Abondent surtout ses intérêts sans fin
Je paye des impôts quand je gagne
Je paye mes impôts, faut que je me magne 
Déleste le monde du peu qu’il gagne
Il a faim !
 
Il y a toujours des frais,fondent les crédits en banque
Et tout ce qui s’achète gonfle le boni dans le fisc(8) 
Croulant sous les agios, tronque ma vie, vente aux enchères(9)
Ainsi, les prévôts prennent nos sous et trient toute la monnaie…
 
Dépêche un rappel si tu ne payes
Permettre à l’hôte cossu à nos frais
Qu’abondent surtout ses intérêts
Sans fin
Je paye des impôts quand je gagne
Je paye mes impôts, faut qu’je me magne
Déleste le monde du peu qu’il gagne
C’est le gain !
 

18/03/2017

EN MANGEANT parordie "En Chantant" Michel SARDOU

En mangeant
Quand j'étais petit garçon
Je repassais mes leçons
En mangeant
Et bien des années plus tard
Je chassais mes idées noires
En mangeant
C'est beaucoup moins inquiétant
D'affronter l' regard des gens
En mangeant
Mon plus grand pêché mignon
Est de sucer des bonbons
Sans raison
 
Je suis le plus gourmand
C'est moins désespérant
En mangeant !
 
La première fille qui m'a dit
Tu as vu comme t'es bouffi
C'est méchant
Je me suis déshabillé
Et j'ai vu tous mes bourrelets
Déprimants
J'étais si déçu de moi
Je ne voyais qu'un gros tas
Dérangeant
Mais pour tous les effacer
J'ai trouvé un procédé
Sans manger
 
Toujours le plus gourmand
C'est moins décourageant
En mangeant
 
Quand je suis dans la galère
Je pense à ce qu'il faut faire
En mangeant
Quand ma journée est finie
Je soulage mon ennui
En mangeant
Pour soigner mon célibat
Je n'atteint le nirvana
Qu'en mangeant
Devant la télévision
Calé dans mon polochon
C'est si bon
  
Je suis très opulent
Je suis aussi très lent
En mangeant
 
Puisqu'il faut nourrir sa faim
Autant le faire mieux que bien
En mangeant
J'essaie d'apaiser mes peines
Comme je soigne mes migraines
En mangeant
 
J'atténue toutes mes colères
Comme je conclue mes affaires
En mangeant
J'agrémente tous les hivers
Tous les jours, à ma manière
En mangeant
 
Je croque à pleines dents
Je suis le plus gourmand
Des gourmands
 
Quand j'étais petit garçon
Je repassais mes leçons
En mangeant
Et bien des années plus tard
Je chassais mes idées noires
En mangeant
C'est beaucoup moins inquiétant
D'affronter l' regard des gens
En mangeant
Mon plus grand pêché mignon
Est de sucer des bonbons
Sans raison
Le 01/03/12-P36 En chantant - Michel SARDOU

26/01/2017

PAPA parodie "Là-bas" SIRIMA & J-J GOLDMAN

 
PAPA
Je crois
Que l’étoffe de ce grand sage
Bride sentiments du partage
Le gris te donne un air si froid
Se fourvoie l’essentiel en toi
 
Je vois
Dans ton cœur un peu trop sauvage
Dessous une infaillible image
Comme la force d’un grand roi
Une sobriété dans tes choix
Font de toi un modèle de poids
 
Maladroit
Dans tes gestes, dans ton langage
Le raisonnable fait barrage
Tu parais insensible parfois
Presque un peu sournois
 
La distance d’un solitaire
Des valeurs à soutenir
Le sérieux semblant austère
Convoient une grève de plaisirs
 
L'esprit noué de défiance(47)
Dans un instinct refréné
Tu répands cette confiance
Tu plaides la voie de l’équité
 
Je vois
Comme un guide dans les usages
J’avance droit dans ton sillage
J'ai trop passé loin de tes bras
Ne s'échappe l'émoi de toi
 
Ce que tu penses, je ne le sais pas
Dis-le moi
Comme un secret enfouit, inavouable
Pourquoi ?
Outre des principes, il y a
Reliquat
L'avis de l'autre ne l'atteint pas(BX)
Je crois
Mais sous tes airs de maître, je vois
Nie-le pas
L’amour d’un père qui veille mes pas
Parfois
Sous une éthique à l’étroit
Il y a
Une paroi entre toi et moi
Façade
Cette pudeur retient en otage
En toi
Mille silences impénétrables
Convoie
Mots que l'on achemine à toi(BY)
 Avouables
L’écrit pondère mes faiblesses dans l’impasse
Se noie
L’insondable tendresse en toi
En panne
Qu’on ne t’a pas donné, je crois
Autrefois
Je suis fière d’hériter de toi
Toutefois
D’une morale honorable, je crois
 
                                    Le 14/01/08 – P/79 Là-bas – Jean-Jacques GOLDMAN

29/12/2016

JEUX D'ECOLE parodie "College boy" Indochine

 
 
Jeux d'école
Je suis content, la sonnerie a retenti mais je prends mon temps
Je me dirige vers mon casier ou je dois trouver d'autres plans
Alors ! On y joue !
 
Je pars en courant pour rechercher le trésor de Ford Boyard
Et je cours à perdre haleinec
Car j'ai pas beaucoup de temps pour ça !
Mais moi, j' suis le roi de tous ces jeux d'exploits
Mais me déçoivent les enseignants qui se foutent de moi
 
On doit, dans un panier pas grand, mettre une balle
Et c'est à moi, de la lancer, elle y est, je suis adroit
Et là, se lèvent les filles et ma gueule prend la balle
Ma joue rougit, je la vois dans la glace
 
Après on a joué à celui qui avait le kiki le plus grand
Et comme j'ai perdu, cette fois,
Ils ont dû me trouver un bon gage
Et là ! Ils me clouent !
 
Je crois qu'ils ont envie de jouer à Colin Maillard
Mais moi, j' suis puni, c'est ça lorsque l'on perd
Ils ont compris que j'étais une lumière
 
Des voleurs ou bien des gendarmes,
Dans quel camp jouent-ils ces deux gars là ?
Cet innocent piègent ces deux cons là
Et je me prend une grosse décharge
 
Et ben quoi ! Alors quoi !
On a l' droit de jouer aux soldats
Et ben quoi ! Alors quoi !
Les nones peuvent bien agiter les bras
Oh ! Les gars ! Allô quoi !
Moi je sèche sur la croix
Eh ! Les gars ! Allô quoi !!!!!
  

College boy – Indochine-Le 31/05/2013- P/ 

03/10/2016

CHEZ TOI parodie "Là-bas" Jean-Jacques GOLDMAN

Chez toi
Chez moi, y a pas d'allocation chômage
Si t'es pas content, tu dégages
Ici, je fais valoir mes droits
C'est pour ça que je viens chez toi !
 
Chez toi, on a pas besoin de courage
On arrive, dépose nos bagages
On nous donne ce que l'on a pas
Notre force, ce sont vos lois
C'est pour ça que je reste là !
 
Je perçois des pépettes pour mon élevage
Pour les études, le nourrissage
Donne nous ce que tu n'as pas
J'aime cet état !
 
On a rien du tout à faire
Vous avez l'art d'accueillir
On ne veut pas vous déplaire
On ne surtout pas partir
 
Ici, on a l'assurance
D'être nourrit et loger
On saisit cette providence
Qui serait bête de la renier !
 
Chez toi, on a une tonne d'avantages
Surtout ceux atteints de glandage
Faut dire qu'il n'y a plus d'emplois
On s'en tape, c'est mieux chez toi !
 
Si ma présence ne te plaît pas... Te plaît pas
Le plus gêné, on dit qu'il s'en va... S'en va
La faillite de ce pays, c'est pas moi... C'est pas moi
Et si la cause repose sur l'état... L'état
Je ne serais peut-être pas là... Non pas là
Si mon grand-père reposait chez moi... Chez moi
Même si je repartais là-bas... Oui là-bas
Est-ce que t'auras plus de choix ou pas ?... Le choix
Même si les keufs rôdent dans les parages... Les parages
Libre, je me sens davantage... Dommage
Faut qu'on soit la vermine, chaque fois... Chaque fois
On se relève, et puis l'on marche droit... Oui, droit
C'est pour ça que je reste là... Reste là
On ne peut que garder la foi... La foi
Je me sers une part chaque mois... Chaque mois
C'est pour ça que je resterais chez toi !...
Oui chez toi, oui chez toi, oui chez toi... 
 
 
Le 23/03/12 – P/

Là-bas - Jean-Jacques GOLDMAN 

15/05/2016

LES YEUX DE LA PROIE parodie "Les yeux de Laura" Goût de Luxe

Les yeux de la proie 
Les hommes recherchent du regard
Les yeux de leur proie
Pour encore la voir, la piste
Emboîtant son pas, discrets, sournois
Se sent prisonnière, l’homme la flaire
La miss brave mais n’a de panique
Elle tisse sa toile, piège l’adversaire
Sa tête se bat mais son corps abdique
 
Les yeux de la proie
Le lien du plaisir
Les yeux de la proie
Face à ce sourire
Les yeux de l’émoi
Fondent le désir
Les deux maladroits
Tâchent de se séduire
 
Les hommes de loi traquent la fraude
Tueurs et scélérats
Ils visent le cœur des pendards
Ils sont les rois de la pêche des gangs
Quelqu'un repère la porte derrière
L’artiste perd des bouts de sa vie
Le photographe soustrait les images chères
Traquera le portrait de sa vie
 
Les yeux de la proie              Les yeux de la proie
Atteints par le pire                 Ont l’instinct de vivre
Les yeux de l’effroi                Les yeux de la proie
Glacent ce sourire                 Lâches, vont s’ enfuirent
Les yeux aux abois               Les yeux de la proie
Contraints de subir               Vont bien la trahir
Les yeux de la proie             Les yeux de la proie
Gâchent le plaisir                 Glacent souvenir     
 
Que vous dire de ces chasses ?
Un jour se cache, l’autre traque ?
Etre aux aguets, atteindre cible 
Parfois victime ou chasseur ? 
Le 27/10/07 – P/61
Les yeux de Laura – Goûts de Luxe

03/05/2016

CAPABLE DE RIEN parodie "Aux arbres citoyens" Yannick NOAH

 
 
Solvables citoyens
(Aux arbres citoyens) Le 21/06/07 - P/82
Qu’autant deviennent sans-gène, redoutent et s’épargnent
Ne se donnent plus la peine dans ce qu’ils gagnent 
Et l’on chôme en spirale, illusoire repos
Presqu’un idéal qui sonne faux !
 
Destinée précaire s’empare de l’avenir en balance
Mais quelques débrouillards montent en impudence  
Les demandeurs de rôle se noient dans leurs diplômes
Ces rêveurs de carrière, sans arguments, se paument
 
Puisqu’il faut qu’on se repose, capable de rien
Au décourageant s’impose un monde de vauriens
 
Maussade quotidien sans qu’on sache se vendre
Le réveil reste éteint, la tâche peut attendre 
S’affranchir des doutes(1) dans l’armée de marauds
Tant de personnes dissoutes(2) aux cachets-placebos ! 
 
Les formulaires abondent, ton cas devient un chiffre
Tes projets se morfondent mais tu dois subvenir !
 
Puisqu’il faut qu’on se repose, pléiade de « bons à rien »
Car évidemment s’impose une bande de vauriens ! 
Puisqu’il faut qu’on se repose au stade malsain
Il est grand temps qu’on propose fonctions pour demain !
 
Important, le devoir évite les fautes
Amputé d’une chance, ta vie se fond aux autres
L’engagement est si rare, prospecte ça et là !
 
Puisqu’il faut qu’on se repose, incartades sans fin
Quel certificat s’impose pour rien faire demain ! 
 
 

Puisqu'il faut qu'on se repose

Auteur : Paradoxale 36

parodie de "Aux arbres citoyens" deYannick Noah
PAROLES                                            PARODIE
Le ciment dans les plaines
Qu’autant deviennent sans-gène
Coule jusqu’au montagnes
Redoutent et s’épargnent
Poison dans les fontaines
Ne se donnent plus la peine
Dans nos campagnes !
Dans ce qu’ils gagnent
De cyclones en rafales
Et l’on chôme en spirale
Notre histoire prend l’eau
Illusoire repos
Reste notre idéal
Presqu’un idéal
« Faire les beaux »
Qui sonne faux !
 
 
S’acheter de l’air en barre
Destinée précaire s’empare
Remplir la balance
D’ l’avenir en balance
Quelques pétro-dollards
Mais quelques débrouillards
Contre l’existence
Montent en impudence !
 
 
De l’équateur aux pôles
Les demandeurs de rôle
Ce poids sur nos épaules
Se noient dans leurs diplômes
De squatteurs éphémères
Ces rêveurs de carrière
Maintenant c’est plus drôle
Sans arguments, se paument
 
 
Puisqu’il faut changer les choses
Puisqu’il faut qu’on se repose
Aux arbres citoyens !
Capable de rien
Il est grand temps qu’on propose
Au décourageant s’impose
Un monde pour demain !
Un monde de vauriens
 
 
Aux arbres citoyens
Maussade quotidien
Quelques baffes à prendre
Sans qu’on sache se vendre
La veille est pour demain
Le réveil reste éteint
Des baffes à rendre !
La tâche peut attendre
 
 
Faire tenir debout
S’affranchir des doutes(1)
Une armée de roseaux
Dans l’armée de marauds
Plus personne à genoux
Tant de personnes dissoutes(2)
Fais passer le mot
Aux cachets-placebos ! 
 
 
C’est vrai, la terre est ronde
Les formulaires abondent
Mais qui viendra nous dire
Ton cas devient un chiffre
Qu’elle l’est pour tout le monde
Tes projets se morfondent
Et les autres a venir ?
Mais tu dois subvenir !
 
 
Puisqu’il faut changer les choses
Puisqu’il faut qu’on se repose
Aux arbres citoyens !
Pléiade de « bon à rien »
Il est grand temps qu’on propose
Car évidemment s’impose
Un monde pour demain !
Une bande de vauriens !
 
 
Puisqu’il faut changer les choses
Puisqu’il faut qu’on se repose
Aux arbres citoyens !
Au stade malsain
Il est grand temps qu’on propose
Il est grand temps qu’on propose
Un monde pour demain !
Fonctions pour demain !
 
 
Plus le temps de savoir à qui la faute
Important, le devoir évite les fautes
De compter sur la chance ou les autres
Amputé d’une chance, ta vie se fond aux autres
Maintenant on se bat
L’engagement est si rare
Avec toi, moi j’y crois !
Prospecte ça et là !
 
 
Puisqu’il faut changer les choses
Puisqu’il faut qu’on se repose
Aux arbres citoyens !
Incartades sans fin
Il est grand temps qu’on propose
Quel certificat s’impose
Un monde pour demain !
Pour rien faire demain !